Comprendre ce qui vous arrive (pour mieux gérer)
La gueule de bois n’est pas qu’une simple fatigue. Elle est liée à plusieurs mécanismes bien identifiés : déshydratation, baisse du taux de sucre dans le sang, inflammation et perturbation du sommeil. L’alcool agit comme un diurétique, ce qui explique la sensation de soif intense et les maux de tête. Il perturbe également les cycles de sommeil, même si vous avez dormi plusieurs heures.
Résultat : baisse de vigilance, difficultés de concentration et irritabilité, autant de facteurs peu compatibles avec les exigences du métier d’assistant(e).
Miser sur l’hydratation et un petit-déjeuner dès le réveil
C’est la priorité absolue. Buvez de l’eau dès le lever, idéalement en grande quantité mais de manière progressive. Les boissons riches en électrolytes (eaux minérales, bouillons légers) peuvent aider à rééquilibrer l’organisme. Le café ? Oui, mais avec modération. Il peut donner un coup de fouet temporaire, mais accentuer la déshydratation. Alternez avec de l’eau.
Même si l’appétit n’est pas au rendez-vous, un apport nutritionnel est essentiel. Privilégiez des aliments faciles à digérer et riches en glucides complexes : pain complet, banane, miel. Les œufs peuvent aussi être intéressants : ils contiennent de la cystéine, un acide aminé impliqué dans l’élimination de l’acétaldéhyde, un sous-produit toxique de l’alcool.
Adopter le mode “pilotage automatique”
Inutile de vouloir être au maximum de vos capacités. Organisez votre journée en conséquence :
- Priorisez les tâches simples ou administratives.
- Reportez, si possible, les réunions stratégiques ou nécessitant une forte concentration.
- Utilisez des checklists pour éviter les oublis.
Pour les assistant(e)s, cette organisation est clé pour maintenir un niveau de qualité acceptable malgré une baisse de régime.
Soigner les apparences
Même si vous ne vous sentez pas au mieux, votre posture professionnelle reste essentielle.
- Optez pour une tenue confortable mais soignée.
- Aérez-vous quelques minutes avant de commencer.
- Gardez à portée de main des pastilles mentholées ou un spray buccal.
Un détail qui change tout : la lumière. Si possible, travaillez dans un espace bien éclairé pour limiter la sensation de fatigue.
Une activité physique douce peut aider à relancer la circulation sanguine et à améliorer la vigilance. Une courte marche à l’extérieur, même 10 minutes, peut faire la différence. Attention toutefois : évitez les efforts intenses, qui pourraient aggraver la fatigue.
Les faux amis à éviter
Certains “remèdes miracles” sont en réalité contre-productifs :
- Reprendre de l’alcool (“hair of the dog”) : cela retarde simplement les symptômes.
- Les boissons énergisantes : elles masquent la fatigue sans la traiter.
- Les médicaments pris à la légère : certains antalgiques, notamment à base de paracétamol, doivent être utilisés avec prudence après une consommation d’alcool en raison du risque pour le foie.
Anticiper pour la prochaine fois
Enfin, le meilleur moyen de gérer une gueule de bois… reste de l’éviter. Quelques règles simples :
- Alternez alcool et eau pendant la soirée.
- Ne buvez pas à jeun.
- Fixez-vous une limite raisonnable.
Un réflexe utile, surtout lorsque vous savez que le lendemain sera chargé. Au bureau, la discrétion est souvent la meilleure alliée. Mais au-delà de “tenir”, l’objectif reste de préserver votre santé et votre efficacité sur le long terme. Parce qu’un(e) assistant(e) performant(e), c’est aussi un(e) professionnel(le) qui sait écouter ses limites.
Laura FALCES










