Cette organisation hybride, avec trois jours en présentiel et deux jours à distance, tend donc à devenir un repère fréquent. Elle ne constitue toutefois pas une obligation légale : chaque entreprise définit ses propres règles dans un accord collectif, une charte ou un accord individuel.
Des accords à actualiser
Un accord de télétravail ne doit pas se limiter à fixer un nombre de jours. Il doit préciser :
- Les postes et activités éligibles
- Les jours fixes ou variables
- Les modalités de validation
- Les règles de modification ou de report
- Les horaires de disponibilité
- Le suivi de la charge de travail
- Le matériel fourni et la prise en charge des frais
- Les règles de sécurité informatique et de déconnexion.
Pour les assistant(e)s, l’éligibilité dépend surtout des missions exercées. La gestion d’agendas, la préparation de documents ou le suivi administratif peuvent souvent être réalisés à distance. L’accueil physique, la gestion du courrier ou l’organisation logistique d’un événement nécessitent davantage de présence sur site.
Repenser les plannings
Deux jours de télétravail ne signifient pas que toute l’équipe doit s’absenter les mêmes jours. L’entreprise doit définir une présence minimale afin de garantir la continuité de service.
Une organisation peut prévoir :
- Une journée commune en présentiel pour les réunions et la coordination
- Un jour de télétravail fixe
- Un second jour variable, selon les besoins de l’activité
- Un calendrier partagé, régulièrement mis à jour
Les assistant(e)s peuvent jouer un rôle central dans ce dispositif en suivant les présences, les absences, les réunions et les besoins d’accueil. Cette mission de coordination doit cependant être clairement reconnue dans leur charge de travail.
Mesurer avant d’ajuster
Après quelques mois, un bilan permet de vérifier si le dispositif fonctionne. Il peut porter sur la qualité de service, les délais, la charge de travail, la coordination des équipes et l’équité entre les métiers. L’Anact recommande d’expérimenter, d’évaluer puis d’ajuster l’organisation avant de la formaliser durablement.
La question n’est donc plus seulement de savoir combien de jours télétravailler. Il s’agit surtout de déterminer quels temps de présence sont indispensables et quelles règles permettent aux équipes de rester coordonnées, disponibles et efficaces.
Laura FALCES









