Une explosion de fraudes sophistiquées
Les deepfakes, ces faux audio ou vidéo générés par IA, trompent désormais appels et visioconférences pour des arnaques internes comme l’« arnaque au président », où un dirigeant semble donner des ordres urgents de virement. En France, ces techniques dopent les escroqueries, avec des cas rapportés dans des PME où des voix clonées ont dupé des collaborateurs confiants.
Les faux mails, ou spearphishing, exploitent des données volées pour imiter fournisseurs ou autorités, poussant à cliquer sur des liens malveillants ou divulguer des infos sensibles. Pire, les faux comptes rendus rédigés par IA infiltrent rapports et procès-verbaux, rendant la distinction entre vrai et faux quasi impossible sans expertise humaine. Ces menaces, amplifiées en 2026, visent la réputation et les finances des entreprises, souvent par des attaques ciblées et industrielles.
Les assistant(e)s : premiers remparts humains
Gérant agendas, courriers et documents, les assistant(e)s scrutent chaque communication avec un œil critique que l’IA ne rivalise pas encore. Elles et ils détectent les incohérences subtiles comme une adresse mail bizarre, un ton décalé dans un deepfake vocal, ou un style trop parfait dans un compte rendu suspect, et valident via des canaux alternatifs comme un appel direct.
Leur proximité avec les décideurs les place en gardiens naturels : elles et ils archivent et tracent les échanges pour une conformité RGPD irréprochable, bloquant fraudes avant qu’elles n’atteignent les étages supérieurs. Dans les PME françaises, où les ressources IT (technologies de l’information) sont limitées, cette vigilance humaine compense les failles technologiques, évitant des pertes majeures.
Outils et pratiques pour renforcer la vigilance
Des solutions comme les détecteurs IA d’IDEMIA analysent voix et images en temps réel, tandis que des protocoles simples, double confirmation hors ligne, signatures numériques, deviennent standards. Pour les mails, des filtres avancés et formations anti-phishing simulent des attaques réelles, aiguisant les réflexes.
Concernant les comptes rendus, les outils comme Aspose vérifient l’authenticité des PDFs, et des logiciels de gestion documentaire assurent une traçabilité infalsifiable via blockchain légère. Les bonnes pratiques incluent : audits réguliers des agendas partagés, sensibilisation collective et mise à jour des mots de passe, transformant l’équipe en bouclier collectif.
Former les assistant(e)s de demain
Le métier évolue : les formations dédiées à l’« assistant(e) cybersécurité » enseignent détection deepfakes, gestion d’incidents et outils numériques, souvent en alternance pour une immersion rapide. Ces programmes, accessibles via CNED ou les écoles spécialisées, intègrent simulations pratiques et certifications reconnues.
Cette année, les entreprises investissent dans ces compétences pour contrer l’offensive IA, faisant des assistant(e)s non plus de simples exécutant(e)s, mais des experts en traçabilité numérique. Leur rôle pivot renforce la résilience globale, protégeant le cœur battant des organisations face à une cybercriminalité en progression.
Laura FALCES









