Le passif-agressif : sous la surface, la résistance
Apparemment calme et coopératif, le passif-agressif exprime son désaccord de manière indirecte : silences prolongés, remarques ironiques, retards inexpliqués ou exécution minimale des tâches. Son arme préférée ? L’ambiguïté.
Comment réagir ? Face à ce profil, mieux vaut éviter les confrontations ouvertes. Il est plus efficace d’adopter une communication factuelle : rappeler les faits sans jugement (« Le rapport n’a pas été envoyé hier ») et demander des éclaircissements sur les actions à venir. Le but est de réduire les zones de flou où le malaise s’installe. Formaliser les échanges, par écrit ou dans un compte rendu synthétique, peut aussi aider à restaurer une base de travail claire et objective.
L’ultra-pressé : l’urgence en étendard
Toujours en mouvement, cet interlocuteur vit dans l’instant. Tout est urgent, tout est prioritaire. Il parle vite, veut des résultats immédiats, multiplie les sollicitations… et peut, sans le vouloir, mettre son entourage sous pression constante.
Comment réagir ? Prendre son souffle, au sens propre, est la première règle d’or. L’ultra-pressé ne cherche pas à nuire : il est souvent prisonnier de son propre rythme. Pour canaliser la tension, clarifiez les priorités ensemble : « Sur ces trois demandes, laquelle est la plus urgente ? ». Reformulez les délais pour montrer que vous avez compris son besoin tout en fixant un cadre réaliste. Et surtout, conservez votre calme, c’est votre meilleur outil de régulation dans un environnement sous tension.
Le « copain-copain » : la familiarité qui déborde
Amical, charismatique et toujours partant pour un café ou une plaisanterie, le « copain-copain » crée facilement une atmosphère étendue… parfois trop. À force de vouloir brouiller les frontières entre relation professionnelle et amicale, il peut rendre certaines situations inconfortables : confiances déplacées, remarques trop personnelles ou relâchement dans le cadre de travail.
Comment réagir ? Garder une cordialité professionnelle sans se laisser emporter par la familiarité. On peut poser des limites avec humour et bienveillance : « Je préfère qu’on reste sur le registre pro là-dessus ! ». L’enjeu est d’entretenir un climat positif, sans perdre de vue les objectifs. Ce type de personnalité apprécie la reconnaissance : un compliment sincère ou un remerciement ciblé peut suffire à maintenir une relation fluide tout en fixant le cadre.
Compositeur avec les tempéraments : un talent clé de l’assistant(e)
Les personnalités dites « difficiles » sont souvent révélatrices de stress, de besoins de reconnaissance ou de modes de communication différents. L’assistant(e), en première ligne du relationnel au bureau, devient souvent le point d’équilibre.
Savoir identifier ces profils, ajuster son discours, moduler son ton et poser calmement des limites constituant de véritables compétences comportementales. Au-delà de la technique, il s’agit d’un art : celui de la diplomatie au quotidien, où fermeté et souplesse se conjuguent pour préserver l’efficacité collective.
Laura FALCES









