Les Post-it : ces faux amis du cerveau organisé
Ah, le charme du Post-it ! Coloré, pratique, collant… et terriblement envahissant. Beaucoup d’assistant(e)s ne jurent que par ces petits papiers qui, au fil des jours, se transforment en une mosaïque de rappels impossible à prioriser. Le risque ? Un message important qui se perd, un oubli qui s’invite, et l’impression d’être submergé(e).
Comment corriger le tir : centralisateur. Choisissez un outil numérique comme Microsoft To Do, Trello ou Notion pour regrouper toutes vos tâches, même mineures. Si vous tenez à l’écriture manuelle, limite : un carnet unique et daté. Ce passage à la centralisation libère la mémoire mentale et redonne une vision claire de vos priorités.
Les communications multicanaux : quand tout s’emmêle
Un mail ici, un message Teams là, un SMS de dernière minute, et même une notification WhatsApp du manager à 21 h : à force, les échanges s’éclatent dans tous les sens. Résultat : perte d’informations, doublons et sentiment d’urgence permanent.
La solution : clarifier les règles du jeu avec votre équipe. Définissez un canal principal pour chaque type de communication (ex. : Teams pour les urgences, mail pour les suivis officiels). Et osez rappeler ces règles lorsque les habitudes s’éloignent du cadre. L’idée n’est pas d’être rigide, mais d’assurer la traçabilité et la sérénité de tous.
WhatsApp pro : le piège de la disponibilité permanente
Utilisé à l’origine pour le personnel, WhatsApp s’est faufilé dans le pro parce qu’il est rapide et direct. Mais ce confort cache un vrai risque : l’absence de frontière entre vie professionnelle et personnelle. Ce n’est pas parce qu’on vous écrit à 22 h que vous devez répondre à 22 h 2.
Comment poser des limites : paramétrez vos heures de notifications, redirigez poliment vos interlocuteurs vers les canaux officiels et osez dire « Je consulterai cela demain au bureau ». Votre efficacité se nourrit de votre équilibre, pas de votre hyperconnexion. Un assistant(e) reposé(e) est un assistant(e) performant(e).
Le perfectionnisme déguisé en chaos organisé
Derrière certaines habitudes désordonnées, il y a parfois… un trop-plein de perfectionnisme. Vouloir tout suivre, tout faire et tout contrôler, entraîner un système d’organisation si dense qu’il en devient illisible. Et, paradoxalement, ce sentiment d’imperfection pousse à en rajouter encore.
Pour respirer à nouveau : simplifier. Passer d’un tableau XXL à trois objectifs clés par jour, c’est déjà une victoire. Le but n’est pas de tout noter, mais de mieux cibler ce qui compte.
Cesser de culpabiliser : la clé d’une vraie réorganisation
Avouer une imperfection n’est pas un aveu de faiblesse ; c’est une preuve d’intelligence émotionnelle. En repensant votre organisation avec indulgence, vous vous offrez un levier de progrès durable. Plutôt que de viser « le bureau zen permanent recherche », la cohérence : des outils adaptés, des rituels simples et une méthode qui vous ressemble.
Parce qu’en matière d’organisation, la perfection n’existe pas. Mais l’équilibre, lui, se construit chaque jour, avec bienveillance et réalisme.
Laura FALCES









