Négociation salariale : qu’ont prévu les Français en 2021 ?

L’étude Altays analyse le rapport des salariés français aux demandes d’augmentation de salaire afin de comprendre leurs motivations et leurs craintes.

Un exercice redouté par 55% des salariés français

Si 84% des salariés considèrent qu’ils mériteraient d’obtenir une augmentation de salaire, seuls 52% d’entre eux envisagent d’en demander une prochainement. Les plus jeunes sont les premiers à envisager de faire cette demande à leurs supérieurs : 63% des moins de 35 ans comptent demander une augmentation contre 45% des personnes plus âgées. 

Près de la moitié des salariés n’a pas l’intention de demander une augmentation à court ou moyen terme (48%). 

Les raisons principales sont les suivantes : 

– le fait de ne pas oser demander d’augmentation, cité par 22% des répondants, 

– un contrat qui n’offre pas de possibilité d’augmentation pour 18% d’entre eux, 

– la non-nécessité de demander une augmentation pour 30% des répondants, soit parce qu’ils savent qu’ils seront augmentés sans avoir à le demander (16%); soit parce que leur salaire actuel les satisfait (14%). 

Enfin, 30% de personnes qui ont l’habitude de demander une augmentation chaque année ou presque mais qui ne prévoient pas de le faire dans les mois à venir évoquent des raisons conjoncturelles : une mauvaise santé financière de leur entreprise (17%) et/ou la période de crise financière peu propice à la négociation salariale (14%).

Sans surprise, le contexte de pandémie ne semble pas favorable à la négociation salariale : 69% des salariés affirment que la crise a rendu plus difficile les demandes d’augmentation et 55% qu’elle incite à réduire les montants demandés.

Objectif : une augmentation de 10,5% 

Concrètement, les salariés souhaiteraient une augmentation moyenne de 10,5% de leur salaire. Plus en détail, on observe le découpage suivant : près de la moitié (47%) de ces salariés demanderait une augmentation correspondant à 5% ou moins de leur salaire. Un 1 salarié sur 5 viserait une augmentation de plus de 10% de son salaire actuel, et une part très faible (5%), une augmentation supérieure à 20% de son salaire.

Les principaux arguments cités pour appuyer ces demandes d’augmentation sont d’abord les points forts individuels : 

– L’implication personnelle, et les heures de travail constituent le premier argument mentionné par 56% des personnes interrogées

– Leurs résultats personnels (45% ) 

– L’ancienneté (41%)

– L’évolution de leurs responsabilités (30%) 

Seuls 18% évoqueraient les résultats de leur équipe et 27% les résultats de l’entreprise. Enfin, 30% contextualiseraient leur demande d’augmentation en citant la baisse du pouvoir d’achat.

La négociation salariale, révélatrice de nouvelles attentes pour certains et d’inégalités pour d’autres

L’étude révèle que la négociation salariale constitue également une opportunité de placer d’autres demandes, le salaire n’est pas le seul point sur lequel les négociations pourraient porter. En effet, 66% des salariés concernés aimeraient aborder d’autres sujets que leur fiche de paie. 

Les nouvelles attentes  exprimées porteront, par ordre d’intérêt sur : 

– les formations, 

– les enjeux de QVT,

– le nombre de jours de congés et de RTT. 

Après plusieurs confinements, des négociations sur le nombre de jours de télétravail accordés et ses conditions seront également mises sur la table par 17% des salariés ayant le souhait de négocier leur rémunération. Enfin, un autre enjeu financier apparaît : la rémunération variable sur la base des objectifs personnels (24%).

En dépit de leurs efforts pour mener à bien ces négociations, les salariés se montrent relativement pessimistes. Le mérite ne rentrerait pas toujours dans l’équation des augmentations, pour 70% des salariés les augmentations sont plus souvent attribuées aux personnes qui osent en demander qu’à celles qui les méritent. 

D’autres inégalités apparaissent en matière d’augmentation : être une femme est perçu comme un handicap par les principales concernées : 66% d’entre elles estiment que cela joue en leur défaveur.

 

A propos d’Altays
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