Le bruit au bureau : véritable bourreau ?

Il y a quelques jours, c’était la semaine de la santé auditive au travail. Alors que de nombreuses entreprises ont adopté l’open space, le desk sharing ou encore le flex office, la question de la gestion du bruit dans ces nouveaux espaces de travail se pose de plus en plus. En effet, si ces nouveaux bureaux favorisent la communication entre collaborateurs et le travail d’équipe, qu’en est-il de la gestion du bruit ?

Mutation de l’environnement de travail

Depuis les années 1980, l’environnement de travail du salarié de bureau évolue et s’ouvre, abattant de plus en plus de cloisons. Tour d’horizon de ces bureaux volants :

L’open space : devenu un véritable classique dans l’organisation des bureaux depuis les années 80, l’open space prévoit une meilleure communication entre les collaborateurs en supprimant les cloisons. Gain d’espace et économie à la clé. L’ouverture des bureaux rassemble les équipes qui ont alors, un sentiment de participer à un projet commun, en théorie.

Le flex office : plus récent et qui peine encore à trouver sa place, le flex office propose à tous les collaborateurs de s’installer où bon leur semble. Plus mobile et plus approprié aux objectifs de chacun, le flex office pousse la liberté dans l’espace jusque dans les bureaux et transforme des collaborateurs de véritables nomades.

Le desk sharing : une forme de flex office plus poussée où il n’y a toujours pas de bureau attitré mais où on le partage avec un collègue pour un travail collaboratif plus important.

Quelles conséquences ? 

Selon un sondage Interface*, 49% des travailleurs sont en open space alors que 23% sont dans des bureaux fermés. Les travailleurs dérangés réellement par le bruit ne représentent qu’un quart des interrogés.

Perte de concentration, de motivation, augmentation de maux de tête ou de fatigues, sont, pour beaucoup les résultats de cette exposition au bruit permanent. Et la productivité n’en est que plus affectée ! 38% estime que le bruit sur leur lieu de travail leur faire perdre du temps dans la semaine pouvant aller jusqu’à une journée entière.

Plus inquiétant, le bruit au travail est susceptible de générer des troubles auditifs chez les actifs occupés faisant état d’une gêne (bourdonnements d’oreilles, hypersensibilité au bruit, surdité).

Cette gêne auditive liée au bruit et aux expositions sonores au travail s’exprime notamment au travers de difficultés de compréhension de la parole dans certaines situations.

En effet, pour les actifs occupés en général, le bruit et les nuisances sonores sur le lieu de travail sont par ailleurs sources de difficultés de compréhension de la parole lors d’échanges au poste de travail, et lors de conversations téléphoniques.

Quelles solutions ? 

Peu mobilisé selon les interviewés, l’employeur n’agit pas suffisamment à la source du problème. Les solutions imaginées pour réduire le bruit et les nuisances sonores sur le lieu de travail sont globalement peu mises en place par les employeurs, malgré la reconnaissance croissante de ces enjeux par les actifs exerçant une activité professionnelle :

  des protecteurs individuels (bouchons mousse, bouchons en silicone, casques anti-bruit passifs ou actifs, etc.)

  la réaménagement des espaces avec des coins calmes ou les collaborateurs peuvent s’isoler, donc de nouvelles cloisons.

  le télétravail qui non seulement permet d’éviter les bruits parasites du quotidien (téléphone, conversations entre collègues, bruits d’extérieurs) mais augmente la productivité des collaborateurs.

A propos d‘Interface
Interface aide ses clients à créer des espaces intérieurs de haute performance qui favorisent le bien-être, la productivité et la créativité, ainsi que la durabilité de la planète.

Publié le 24 Oct, 2019

Rubrique Actualités

Abonnez-vous à Assistant(e) Plus

Découvrez des dossiers dédiés aux problématiques des assistant(e)s de direction que la rédaction analyse pour vous.