Accueil > VIE PRO / VIE PERSO > FICHES METIERS > Zoom sur un métier > Une assistante parle aux assistantes

Une assistante parle aux assistantes

Publié le 28/07/2015
Stéphanie l’entrepreneuse est allée prêcher la bonne parole devant un parterre d’assistantes. L’occasion aussi de les mobiliser autour de leurs compétences cachées.

Les assistantes forment une population fort intéressante à étudier. Ultra-féminisée, cette corporation englobe de nombreuses troupes, de tous les âges, dans toutes les tailles d’entreprises. Elles ont des compétences à rallonge et une capacité d’adaptation supérieure. Et elles sont les reines pour faire tapisserie. L’équipe Assistante Plus m’a invitée sur sa dernière soirée VIP assistantes ambassadrices du 9 octobre, où j’ai pu rencontrer de nombreuses représentantes du métier. Sur place, j’ai délivré un message de mobilisation aux assistantes : forgez votre identité professionnelle et soyez visibles ! J’ai abordé tous mes fondamentaux : mon passé de rebelle aux CDD, mon idée de création le ventre rond, mon exigence à entrer dans les projets comme n°2. Et je n’ai pas éludé la valeur marchande du savoir-faire des assistantes. Ce qu’elles ont bien apprécié.

Les assistantes parlent d’argent


Je me suis autorisée une pirouette un peu provocatrice : j’ai extrait 10 tâches (parmi lesquelles les basiques « organiser », « rédiger », « accueillir »…) et j’ai placé en face ce que cela coûte dans le monde des prestataires de services, où le facteur temps fait forcément grimper
la note. À leurs yeux écarquillés, j’ai expliqué que le but n’était pas de demander demain une augmentation, mais bien de « prendre la posture d’une experte et d’un support qui est une richesse pour l’entreprise. Cela afin d’en finir avec la « contribution cachée de l’assistante » qui minore toute action, et pour entrer dans une gestion de carrière en talent à part entière. Ce que font spontanément leurs chefs. Les assistantes commencent à créer des entreprises Les télésecrétaires ont ouvert la voie il y a plusieurs années, avec l’accès massif aux outils de communication à distance. Mais elles ont aussi aujourd’hui saturé le marché, et les assistantes qui sont titillées par la création sont perdues dans le choix de leur positionnement. Le statut très célébré de l’auto-entrepreneur ne facilite pas leur réflexion, la capacité à basculer rapidement dans l’entrepreneuriat entrant en conflit avec le besoin d’accompagnement de leur idée. Je les ai encouragées à cumuler emploi et auto-
entreprise, au démarrage, et à trouver leur spécificité comme assistante sur un marché hostile aux offres calquées sur les fiches de poste du salariat.

Les assistantes sont des « mompreneurs » en puissance


Les assistantes parlent de leurs enfants, et comme les mompreneurs, s’appuient sur les jalons que représentent la naissance de leurs enfants pour expliquer leur changement de carrière ou de motivation. Elles sont extrêmement engagées sur les questions de conciliation vie pro / vie perso, et sans doute que nombre de progrès dans l’entreprise à ce niveau passeront par elles, et pas forcément par les femmes de pouvoir, femmes cadres et dirigeantes au top.

Les assistantesveulent réseauter…


Mais elles confondent souvent tout, réseaux sociaux / réseaux physiques, photo de famille sur Facebook et fiche professionnelle sur Viadeo. Elles demandent encore trop souvent : « mais pourquoi faire ? ». Mais pour exister à son poste, et entreprendre ! Non pas strictement comme créatrice d’entreprise, mais comme entreprenante dans son périmètre, pour reprendre l’expression de Monique Jany (vice-Présidente de
la FFMAS), auquel nulle n’est tenue de se cantonner.

Les assistantes peuvent avoir l’Oscar


C’est l’image que je leur ai donnée comme objectif de reconnaissance. Si cette force de frappe entrait collectivement en résistance pour l’honneur du métier. Si toutes les assistantes du monde se donnaient la main… »





SUIVEZ-NOUS !
LinkedIn
Facebook
YouTube
Twitter
Instagram