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Traverser sa peur pour la vaincre ou la garder pour se protéger ?

Publié le 26/02/2018
Comment Claudia, 45 ans, a pu gagner sur la peur de prendre la parole en réunion ? Comment Tom, 6 ans, a pu s’endormir tout seul malgré ses peurs et reprendre confiance en lui ? Comment Jonathan, 25 ans a pu garder sa peur de se suicider qui lui sauve la vie ? Quand les patients viennent nous trouver et qu’ils vivent avec une peur, ils souhaitent que nous puissions les aider à la traiter au plus vite. Elle peut être juste invalidante et les empêcher de passer à l’action ou être vraiment profondément douloureuse.

Les praticiens VIRAGES, thérapeutes ou coachs, les accompagnent dans l’exploration de cette peur. Dans tous les cas, il est important pour nous de comprendre comment la peur apparaît, ce qu’elle oblige ou empêche de faire et comment la personne y réagit, comment éventuellement elle lutte contre cette peur désagréable à ressentir.

➜ La peur de prendre la parole en réunion

Claudia a peur de prendre la parole en réunion. Elle est très frustrée car régulièrement, elle ne dit pas ses idées et ensuite, entend quelqu’un d’autre dire tout haut ce qu’elle pense et en être valorisé ! Elle se sent idiote de ne pas oser dire et se convainc que la fois prochaine sera la bonne.

Claudia vient consulter pour être coachée pour reprendre confiance et elle va progressivement nous permettre de connaître mieux cette ennemie qu’est sa peur de prise de parole en public. Nous l’accompagnons dans un affrontement progressif de cette peur en lui permettant d’abord de simplement y penser et d’user de sa créativité pour aller imaginer des situations difficiles, des réflexions désagréables ou même une moquerie. Ce qui est au début cauchemardesque va être progressivement, à son rythme, apprivoisé.

Ensuite, nous allons l’amener à commencer à prendre une place plus présente dans la réunion, à davantage relever la tête, à valoriser les autres en renchérissant sur une idée et ce qui lui fait mal au ventre dans un premier temps devient doucement plus supportable. Enfin, elle va pouvoir glisser son idée en l’emballant et le travail de coaching va lui permettre de trouver un emballage adapté : « peut-être que ce n’est pas une bonne idée, mais… » et glisser son idée. « Vous ne serez peut-être pas d’accord avec moi, je me demande si… ». Apprendre à dire et vivre l’expérience, prendre le risque de décevoir, de ne pas être à la hauteur… tout doucement…

Pendant toute l’expérience, on va lui demander de sentir la peur, de voir où elle se manifeste dans son corps et d’observer parmi les personnes autour d’elle combien montre également des signes de crainte ou de stress en prenant la parole. Claudia prend de l’aisance, apprend à parler avec, d’abord, la peur au ventre et ensuite de plus en plus d’aisance, de moins en moins de questions… et si la peur revient, car l’enjeu est plus important, elle sait maintenant comment garder le cap !

 

➜ La peur de se retrouver seul

Pour Tom, je travaille avec sa maman. Je n’ai finalement jamais rencontré Tom. Sa maman m’explique : les crises chaque soir au moment du coucher, la « galère » et l’énervement en même temps que la compassion, car il a vraiment peur des monstres, des voleurs, de tout en fait, dès le moment où il se retrouve seul dans sa chambre. Je vois la maman deux fois, par skype, et elle me raconte ses difficultés et comment elle tente de le rassurer, elle reste près de lui jusqu’à l’endormissement et comment ses soirées ne lui appartiennent plus.

Je lui demande de dire à Tom que, c’est normal qu’il ait peur, car il est encore petit et qu’il peut laisser la lampe de chevet allumée tant qu’il est petit, mais qu’elle ne peut pas rester près de lui sinon il ne deviendra jamais fort et courageux comme son grand frère et que ça, elle ne veut pas empêcher.

Sa maman le fait et tient bon le premier soir où Tom refait évidemment une crise que nous avions prévue ensemble et elle lui dit qu’il a le droit de rester un bébé, mais qu’elle ne peut pas l’empêcher elle de grandir… Tom hurle et sa maman ne cède pas pendant 1h30. Ensuite, il éteint et s’endort exténué… Le lendemain, pas de crise, il s’endort lampe allumée. Après une semaine, il n’allume plus la lampe et dit à sa maman : « je suis devenu courageux et plus fort ! Je suis grand maintenant ! »

Heureux, boosté dans sa confiance en lui, Tom devient plus autonome, sa maman n’en revient pas ! Moi non plus !

Les changements ne sont pas toujours aussi rapides, mais à partir du moment où une des personnes du système change sa manière de fonctionner, ne nourrit plus le système, familial ici, des mêmes réactions, il est impossible qu’il continue de la même façon. Induire du changement en systémique, c’est simplement permettre à un élément du système de développer d’autres réactions.

Jonathan consulte car il craint de se suicider. La première démarche consiste à le féliciter ! Quelle peur adaptée et juste s’il tient à la vie ! Il lui est demandé de ne pas lutter contre cette peur mais au contraire de l’écouter et de repérer à quel moment elle vient le préserver.

Dans notre approche, nous proposons des actions concrètes à effectuer entre les séances, car nous pensons que c’est de cette manière que les choses peuvent évoluer. Pas de changement sans une manière d’agir différente ! Jonathan observe et revient en parlant de sa solitude, de l’angoisse qu’elle génère et du fait qu’il ne parvient pas à quitter sa copine qu’il n’aime plus à cause de cette gigantesque crainte de la solitude. Il confie que faire face à cette solitude entrainerait sa mort par suicide.

Le travail sera donc fait sur la peur de la solitude, sur la manière de l’apprivoiser comme pour Claudia et pas à pas, Jonathan deviendra lui aussi plus courageux et capable de remettre de l’ordre dans sa vie et d’être fier de qui il est et de comment il se prend en charge.

La peur nous guette à tout âge et dans des contextes variés : couple, famille, travail et dans notre vie personnelle. Il est important d’apprendre à la dépasser pour en faire une force, de distinguer son aspect protecteur de celui qui nous challenge.

 

Le centre de recherche, de formation et de consultations, VIRAGES, s’y intéresse particulièrement lors de son colloque du 23 mars prochain à Paris. 

 

Pour plus d'informations sur : http://virages-formations.com 


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