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Projet Volaire : Les fautes les plus courantes dans les e-mails professionnels

Publié le 28/07/2015
Certains mots ou expressions sont fréquemment employés dans les communications écrites que l’on échange chaque jour avec ses collaborateurs et ses clients. Or, il arrive que ces termes soient mal orthographiés, au grand dam de leurs destinataires… Voici 12 fautes qui se glissent très souvent dans les e-mails professionnels et que vous ne risquerez plus de commettre !

1 - Vous avez à faire quelque chose mais vous avez affaire à quelqu’un, c’est-à-dire que vous êtes en rapport avec lui. « Affaires » se rencontre également, toujours au pluriel, dans « chiffre d’affaires ». De même, il faut écrire « cabinet d’affaires », « chargé d’affaires », « homme (ou femme) d’affaires », « lettre d’affaires », « repas d’affaires » ou encore « voyage d’affaires ».

2 - « Jusqu’au lundi inclu, inclut ou inclus ? » Du latin inclusus, le participe passé d’inclure est inclus au masculin, incluse au féminin. Logique, non ?

3 - Compte rendu s’écrit sans traitd’union. Au pluriel, les deux mots s’accordent, d’où « comptes rendus ». À noter que le participe passé du verbe « se rendre compte » est invariable. Exemple : « Nous nous sommes rendu compte de cette erreur trop tard. »

4 - En français, Monsieur s’abrège de la façon suivante : « M. ». En effet, « Mr » n’est autre que l’abréviation anglaise de Mister. Et pour éviter de froisser les susceptibilités masculines, utilisez « MM. » pour « Messieurs » et non « Mrs », qui, en anglais toujours, signifie « Mesdames » !

5 - Si vous adressez un message ou un document à quelqu’un, c’est à l’attention de qui convient. S’il n’est pas question de correspondance, c’est à l’intention de qui indique que l’on fait quelque chose « en l’honneur » de quelqu’un. Ainsi, une réunion, une formation ou un pot de départ sont toujours organisés à l’intention de tels ou tels collaborateurs.

6 - Si vous « effectuez une tache », c’est que vous souillez volontairement un mur, un papier, un vêtement… Quelle drôle d’idée ! La plupart du temps, c’est une tâche, autrement dit un travail, que vous réalisez.

7 - Il ne faut pas confondre la cession d’une entreprise avec une session de formation, par exemple. La première, qui vient du verbe « céder », commence logiquement par un « c » et la seconde, dérivée de « s’asseoir », par un « s ».

8 - S’il a un rapport avec l’argent, un problème est pécuniaire et non « pécunier », qui s’emploie trop souvent par confusion avec « financier ».

9 - La femme qui vous a précédée dans votre emploi est votre… prédécesseur et non votre « prédécesseuse » ! En effet, la plupart des noms terminés par –seur, n’ont pas de féminin. De même, féminiser « chef » en « cheffe » est une liberté qu’ont prise les Québécois, mais pas les Français !

10 - Ce n’est pas le verbe « être » mais bien le verbe « savoir » qui entre dans la composition de la formule je vous saurais gré, qui signifie « je vous serais reconnaissant ».

11 - Résultats finals ou finaux ? Les deux sont admis, mais c’est le second qui s’est peu à peu imposé dans le langage médiatique et économique. Attention, si à l’oral vous parlez de « clients finaux », on pourrait croire qu’ils sont « finauds », c’est-àdire « rusés » !

12 - Sans doute sur le modèle de « commissariat » ou de « secrétariat », on a tendance à écrire « entreprenariat ». Il s’agit d’une faute puisque la bonne orthographe est entrepreneuriat, formé à partir du nom « entrepreneur » auquel on a simplement ajouté le suffixe –iat.

Erick Hostachy,
Responsable de la communauté
web du Projet Voltaire
www.projet-voltaire.fr




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