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Se former, une chance, une nécessité

David Keller
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Publié le 24/05/2019
Quelques données : un tiers des Français en âge de travailler ont bénéficié d'une formation dans les douze derniers mois, contre 50 % des Américains et 60 % des Scandinaves ; les employés des TPE/PME ont deux fois moins accès à la formation que ceux des grandes entreprises…

La formation, en France, coûte cher (32 milliards d'euros annuels) et bénéficie avant tout aux cadres des grandes entreprises.

Résultat : les enquêtes montrent que les entreprises connaissent plus de difficultés à trouver les compétences dont elles ont besoin aujourd'hui qu'à l'été 2007 où le taux de chômage était de 2 points inférieur. Facteur aggravant, en surplomb de cette navrante réalité chiffrée, un discours ambiant qui dit la nécessité de se former, des injonctions parfois culpabilisantes à acquérir de nouvelles compétences...

Mais, sur le terrain, des résistances. Un récent communiqué du ministère de l’Emploi présentant la réforme sur l’avenir professionnel affirmait : « Aujourd’hui, seulement 6 % des ouvriers choisissent de se former. » Dans cette phrase, ce chiffre de 6 % est déplorable… Mais l’emploi du verbe « choisir » l’est peut-être davantage.
Dans la plupart des cas, si les employés ne se forment pas, c’est par méconnaissance des dispositifs. Ou par une posture « profil bas » vis-à-vis de leur employeur, qu’un chômage de masse ne fait rien pour arranger.

Dans ce contexte, trois choses nous semblent importantes à rappeler : se former est indispensable quand toutes les études montrent que 50 % des métiers seront profondément modifiés dans 10 ans ; les formations existent et la loi protège ceux qui veulent se former ; la formation est autant une chance pour l’employé que pour l’employeur.