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Savoir-être : Cultivez la confiance dans votre organisation !

Publié le 12/01/2016
Que signifie travailler en toute confiance ? Comment restaurer cette notion au sein de nos organisations, mise à mal par le contexte économique ? Comment se vit-elle pour chacun, et qu'est ce qui fait que nous la perdons parfois ?

Crédits photos : ©Fotolia/Alex.pin

La confiance naît du sentiment de donner ce qui nous est cher à quelqu'un. Ce dernier doit être en capacité d'honorer la foi, donnée en cadeau.
Lorsque nous intégrons une organisation, c'est souvent parce qu'elle correspond à nos valeurs humaines ; nous pensons alors pouvoir lui apporter, par nos capacités et notre savoir-faire, une vraie valeur ajoutée.

Cependant, la confiance se vit différemment chez chacun de nous. Certains la donnent facilement, sans y porter plus d'importance que ça... quand d'autres la donne progressivement. Malheureusement, la notion de confiance que l'on nous assène depuis l'enfance : "fais-toi confiance", "fais-nous confiance"... nous a encouragé à faire confiance du premier coup, à n'importe qui.

Et pourtant, la confiance n'est pas quelque chose qui devrait se décider aussi rapidement que le souhaiterait son interlocuteur. Elle a besoin de temps... Nous vivons différemment le sentiment de confiance parce qu'il est lié à notre propre histoire, et qu'aucune histoire de vie ne se ressemble. Aussi, le défaut de reconnaissance peut entraîner le risque de ne pas bien faire, de ne pas se sentir à la hauteur, de se sentir jugé en permanence... ce qui engendre l'échec, la frustration, la dévalorisation dans son cadre professionnel et personnel. Un état qui peut être évalué aujourd'hui par les médecins du travail, ou par un psychologue, pour aider à se sentir mieux en entreprise, et retrouver la foi dans l'organisation.

 

Travailler la confiance en 3 étapes

Phase de test 1 : la confiance conférée à quelqu'un peut être testée, afin de vérifier si l'interlocuteur est le juste garant de "la foi" que vous lui accordez.
Les mots latins fides (foi) et foedus (pacte, accord, alliance) signifient bien que la foi est scellée par un engagement réciproque. Des interlocuteurs qui prendront tout le soin nécéssaire au respect du pacte qui les lie, en toute transparence et honnêteté.

Phase de test 2 : la phase d'adaptation et d'ajustement. Soit le moment de vérifier si la confiance n'est pas entachée dans le cadre d'une mission donnée. "As-tu pu terminer ce que je t'ai confié, j'en ai besoin dans une heure". L'interlocuteur, qui s'est adapté à la demande, et qui a pu remettre la tâche dans les temps, est donc un individu digne de confiance, ayant respecté le pacte établi. Dans le cas inverse, il faudra clarifier les attentes initiales, tout en lui laissant le bénéfice du doute, quant à une éventuelle incompréhension.

Phase de test 3 : une fois les phases 1 et 2 réalisées et jaugées (comptant pour chacune 33%), cette dernière phase a pour objectif de valider, et permettre d'affirmer : "j'ai confiance en toi à 100%".

Ces phases correspondent aux 3 strates progressives de l'acquisition de la confiance. Vous comprendrez ainsi que la confiance ne se donne pas à 100% mais qu'elle se mérite, se mesure, se reconnaît, que ce soit au sein d'une organisation comme dans une parole donnée, une promesse, un engagement.

 

Retrouver une confiance malmenée

La valeur du mot "foi" oscille entre le sens actif de "faire confiance" et le sens passif d'"inspirer confiance" (être digne de foi, jouir d'un crédit, être fiable). Tout n'est qu'un subtil équilibre de loyauté interne et externe. La parole donnée engage une relation réciproque entre la loyauté de l'un et la confiance de l'autre. De plus, la confiance est la base du lien social. C'est pourquoi, en entreprise, on parle de restaurer ce lien social qui s'est distendu du fait des mutations, fusions/acquisitions et réorganisations, plans sociaux, licenciements économiques...

Les individus ont ainsi perdu confiance dans l'entreprise, sa Direction, des managers, collègues, etc. Un sentiment de ne plus être soutenu, compris, aimé...entraînant le défaut progressif de confiance en soi. Seul, l'individu n'a pas les ressources nécéssaires pour se faire aimer, reconnaître, etc., ne sachant plus se rendre "aimable".

Heureusement, la nature humaine est bien faite : nous sommes capables de rebondir, développer en soi des ressources inespérées, qui redonnent confiance et motivation. N'hésitez pas à vous faire aider si vous sentez la foi défaillir. Rappelez-vous le fameux : "fais toi confiance...". Alors, vous avancerez ! 


Catherine Silvestrin, Directrice d'A.N. Coaching

Experte

Directrice d'A.N. Coaching, spécialisée dans la conduite de négociations, chargée de cours auprès des grandes écoles, Catherine distille les bonnes pratiques d'une "communication réussie" à celles d'une "négociation aboutie".

Contact : silvestrin@alternego.com

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