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Retour de congé maternité : les mamans mieux protégées du licenciement

Publié le 08/03/2016
Les députés ont adopté mercredi 2 mars une proposition de loi visant à rallonger le délai post congé maternité, durant lequel un employeur ne peut licencier une femme. Cette mesure pourrait permettre de diminuer les discriminations faites aux jeunes mères.

Moins de disponibilité au travail, problèmes de garde, de maladie, absences répétées ou horaires raccourcies...

Les préjugés ont la peau dure et les employeurs sont toujours aussi frileux à l'idée d'engagner une femme en âge de devenir mère. Jusqu'à aujourd'hui, une femme était à l'abris du licenciement pendant son congé maternité et pendant les 4 semaines qui le suivent. Un délai jugé trop court par Dominique Orliac, députée du Lot. 

 

 

Une protection pour l'emploi des mères 

L'AFP a communiqué une information selon laquelle les députés ont adopté, en commission, mercredi 2 mars, la proposition de loi de Dominique Orliac, qui vise à étendre de 4 à 10 semaines la période durant laquelle un employeur ne peut licencier une salariée à l'issue d'un congé de maternité. 

"Cette durée de quatre semaines paraît extrêmement courte et place les femmes dans une situation de précarité, alors même que le foyer compte une personne à charge supplémentaire. (...) La fin du congé de maternité se traduit souvent par un point de rupture dans la carrière des femmes", qui sont victimes de discrimination "lors de leur retour au travail : licenciement, pressions pour les inciter à démissionner, freins à une éventuelle promotion interne, etc.". 

 

L'objectif est de laisser aux jeunes mères, le temps de se remettre dans le bain et de "se réinsérer totalement dans leur emploi". Si cette mesure vise à aider les femmes à protéger leur emploi, elle n'a pourtant rien de révolutionnaire. Le projet de loi indique en effet que certains pays assurent une sécurité de l'emploi encore bien plus grande, à celle qui reviennent d'un congé maternité. En Italie, par exemple, "les salariées ne peuvent être licenciées entre le début de leur grossesse et jusqu'à ce que l'enfant ait atteint l'âge d'un an". 

En revanche, cette proposition de loi ne revient pas sur la disposition qui prévoit le licenciement  "pour faute grave non liée à l'état de grossesse" ou si l'employeur justifie de son "impossibilité de maintenir ce contrat pour un motif étranger à la grossesse ou à l'accouchement". 

Si le projet de loi a été adopté, il reste à voter son texte, ce qui sera fait par l’hémicycle, le 10 mars, dans le cadre d'une journée réservée au groupe des radicaux de gauche.

 


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