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Résistance au stress : pourquoi moi et pas lui/elle ?

Publié le 23/08/2016
Au delà des causes profondes qui tiennent à l'organisation de l'entreprise, il faut bien reconnaître que toutes les personnes ne sont pas égales face à une même situation... Et cela se travaille !

Dans le jargon des spécialistes, tout part du "stresseur", cet événement par lequel la machine s'emballe. En face, il y a l'individu et sa "stressabilité", la manière dont il/elle va vivre l'événement. Du produit des deux naîtra l'éventuel problème. 

Pour le stresseur, c'est souvent du côté de l'entreprise et du collectif qu'il faut regarder. Ensuite, il faut composer avec la capacité de chacun à se blinder (ou pas) face à l'adversité. 

 

➜ Compter sur son cerveau

Mais pourquoi vit-on les choses de manière si tragique ?

Le cerveau est composé de trois couches. La plus ancienne en terme d'évolution est celle du cerveau reptilien. C'est lui qui gère la survie et dirige la sécrétion d'hormones, dont celles qui sont associées au stress.

La seconde couche, c'est le cerveau limbique, siège des émotions, des personnalités, de la conscience, mémoire, des acquis éducatifs et culturels. Conduire, parler une langue étrangère... C'est pour le limbique qui permet de libérer de la "puissance de calcul" pour la couche la plus superficielle, la plus récente et la plus sophistiquée du cerveau : le cortex préfrontal.

Celui-ci est spécialisé dans le traitement des paramètres extérieurs et des données conceptuelles

Or, en entreprise, l'adaptabilité appelle le préfrontal. Particulièrement dans le cas d'une assistante proactive, qui se saisit de dossiers plus que du téléphone. À chaque zone du cerveau son travail et la réaction adaptée à la bonne situation. Le stress est un signal diffus pour prévenir qu'il y a une erreur. Si l'on est confronté à un signal nouveau et que l'on cherche la solution dans la boîte outils du cerveau limbique, le néocortex préfrontal va prévenir la reptilien qu'il y a un problème et ce dernier déclenchera le stress.

 

Bon, et une fois que l'on sait cela, que fait-on ? 

On apprends à changer de mode, utiliser son neocortex quand c'est nécessaire. La gestion individuelle du stress repose sur ce mouvement de bascule et la capacité de jongler entre le mode limbique et le mode préfrontal. Une approche baptisée "gestion des modes mentaux".

 

➜ Les petits trucs en plus

Cette approche iconoclaste est loin d'être la seule sur le marché : pour améliorer sa gestion personnelle du stress, Fabrice Guez et Anne-Carole Delhommeau, auteurs de "Agir sur le stress au travail", préconisent de prendre du recul vis à vis de la situation perçue, de la perception du contrôle que l'on peut avoir sur la situation ou sur le soutien social qui vient réduire le stress.

Première question à se poser quand le stress se pointe : "Quelle lecture des faits proposerait-on à un ami dans la même situation ?". Se formuler la réponse permet déjà d'éclaircir le joyeux bazar qui règne entre les attentes et les moyens.

Quant à ces fameux moyens pour faire face, si ils sont insuffisants, "y'a qu'à demander". Quel manager refuserait à son assistante le droit de faire correctement le travail qu'il lui confie ? Tant que la demande est motivée par la volonté de bien faire, c'est du velours.

Après, viennent toutes les techniques de relaxation. À chacune de choisir sa préférée sans oublier que l'on traite les symptômes, pas la cause. Respiration abdominale, piscine entre midi et deux, yoga, sophrologie, barre de chocolat, shopping... Laissez-vous pousser les envies.

 

➜ Pas d'égalité face au stress

Si la situation de stress professionnel touche plus fréquemment les femmes et les CSP dites inférieures, selon l'âge, le contexte personnel, ou plus simplement les personnalités, une même situation suscitera forcément des réactions différentes.

Une intuition que confirme l'institut statistique canadien, "les déclencheurs de stress peuvent être différents pour les travailleurs plus âgés, pour les hommes ou pour les femmes".

Environ 16% des travailleurs âgés de 45 ans et plus ont déclaré que de devoir acquérir des compétences en informatique était une source de stress, comparativement à seulement 8% de ceux âgés de 15 à 24 ans.  


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