Relancer un recruteur après un refus : les cas où ça vaut le coup
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Relancer un recruteur après un refus : les cas où ça vaut le coup

Publié le 08/06/2018
Cette offre d’emploi paraissait parfaite pour vous mais le recruteur a finalement choisi quelqu’un d’autre. La déception est grande, mais pouvez-vous vous permettre une relance ? Certains cas de figure valent le coup… d’autres nettement moins.

➜ Les cas où il faut relancer

« Si le candidat refusé figurait sur la short-list des personnes qui ont effectué tout le processus de sélection jusqu’à l’entretien final, il a droit au minimum à une explication de ce refus », estime tout d’abord Céline Lachenal, chargée de recrutement chez SGS. Cette explication doit non seulement lui permettre de se remettre de sa déception, mais aussi de juger si une relance vaut le coup. Selon Michaël Moyal, du cabinet Moyal Partners, « Quand on passe deux entretiens et qu’on est refusé, c’est généralement qu’on fait partie de cette short-list. Parfois, ça se joue à rien entre deux candidats. J’ai par exemple le cas d’une jeune analyste du secteur tourisme qui avait a priori le profil idéal, mais qui s’est finalement fait doubler car un autre candidat avait de l’expérience dans le domaine aérien, et l’employeur était justement une compagnie aérienne… Je l’ai encouragée à relancer car cette compagnie aura sûrement d’autres postes similaires à lui proposer. »
"Se mettre à disposition de l’employeur comme solution de remplacement peut fonctionner…"
Ayez aussi en tête que le candidat finalement retenu passe généralement par une période d’essai, à l’issue de laquelle il n’est pas toujours conservé. Se mettre à disposition de l’employeur comme solution de remplacement peut fonctionner… « C’est pourquoi il faut toujours faire en sorte de rester sur une bonne impression, conseille Claire Romanet, du cabinet Elaee. Que certains candidats soient déçus voire en colère, c’est normal, mais mieux vaut dans ce cas attendre quelques jours avant d’envoyer un mail ou de passer un coup de téléphone pour expliquer qu’on est à disposition, au cas où. »

➜ Les cas où on perd son temps

« La règle est simple : plus votre candidature est refusée tôt, moins ça vaut le coup de relancer », pose Céline Lachenal. En clair : si le refus est intervenu avant même la phase des entretiens, il n’y a que très peu de chances pour qu’une relance soit utile et pertinente. « C’est même parfois contreproductif car ça peut être considéré comme une forme de harcèlement, analyse Claire Romanet. J’ai déjà eu le cas de candidats qui s’acharnent, relançant d’un "je suis fait pour ce poste". Ils manquent de recul, ne comprennent pas qu’il y a de meilleures candidatures. Et quand bien même, une relance de cette forme a tendance à faire perdre tout crédit. »
Mieux vaut donc éviter les réactions à chaud, conseille également Michaël Moyal : « Il n’est pas interdit d’envoyer un mail de relance quelques jours après s’être vu signifier un refus, mais il faut aussi se mettre à la place du recruteur, qui a rarement le temps de répondre personnellement à tous les candidats refusés. Si vous n’avez pas de retour, que vous appelez au secrétariat et qu’on vous dit que le recruteur n’est pas disponible, en règle générale ça ne sert à rien d’insister… » Mieux vaut tourner la page et vous dire qu’il y a d’autres offres d’emploi, et des sûrement plus adaptées à votre candidature.

Les bonnes attitudes à adopter après un refus
Les recommandations de Yasmina Hardy, conseillère professionnel au cabinet HaY Coaching
- Ne pas considérer le refus comme un échec : « Une candidature qui n’aboutit pas ne doit pas s’envisager comme un échec mais comme de l’expérience accumulée. »
- Accepter qu’il y a peut-être eu meilleur que soit : « Un refus ne veut pas toujours dire qu’on n’a pas fait ce qu’il fallait. Seulement, il arrive parfois qu’on trouve meilleur que soi. C’est comme une compétition sportive : une seule personne monte sur la première marche du podium. Il faut savoir l’accepter. »
- Apprendre de ses erreurs : « Il peut s’agir d’un CV à retravailler, d’un entretien où vous n’avez pas eu le comportement adéquat, d’un déficit en expériences ou en parcours de formation par rapport à d’autres candidats… Pour la plupart, les recruteurs sont prêts à justifier leur refus si on le leur demande. C’est un bon moyen à la fois d’apprendre de ses éventuelles erreurs, de digérer ce refus et de repartir en quête de nouveaux postes sans esprit de frustration. »

 

Pour plus d'informations sur : www.keljob.fr

 

 


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