Accueil > VIE PRO / VIE PERSO > VIE PROFESSIONNELLE > Actualités > Petites et moyennes entreprises : les obstacles au développement

Petites et moyennes entreprises : les obstacles au développement

Publié le 28/11/2017
"La prochaine étape pour les entrepreneurs français". Le rapport publié par Teamleader met en avant les principaux obstacles qui empêchent les petites et moyennes structures de penser et de prévoir leur avenir, et propose des solutions pour en venir à bout.

Parmi les freins au développement identifiés, on note le manque de temps, le risque que représente le changement, ou encore le manque de ressources financières. 

 

➜ De nombreux obstacles empêchent la réflexion

La réflexion stratégique s'avère difficile pour les petites et moyennes structures. Cependant, pris entre plusieurs tâches, les dirigeants indiquent que plusieurs facteurs les empêchent de penser au prochain cap pour leurs entreprises : 

  • 42% des dirigeants évoquent le manque de temps,
  • 45% d'entre eux estiment que le risque est trop élevé,
  • 41% des enquêtés déplorent le manque de ressources financières

S'ils disposaient de plus de temps, les dirigeants se consacreraient davantage aux actions liées au développement de leur activité : 

  • 42% des entreprises interrogées enrichiraient leurs effectifs,
  • 35% lanceraient un nouveau produit ou service,
  • 24% augmenteraient leurs fonds de roulement.

Les freins identifiés donnent lieu à un constat frappant : 5 entrepreneurs sur 10 ne savent pas quelle sera leur prochaine étape

 

➜ Un cap mal identifié

Franchir de nouveaux caps est vital pour une entreprise. Elle affirme ainsi son positionnement face à ses concurrents. C'est malheureusement une nécessité assez peu prise en compte : 

  • 1 entreprise sur 4 s'estime satisfaite de sa position actuelle et ne pense pas à se consolider,
  • 35% des entrepreneurs estiment avoir besoin de connaître davantage leur marché avant de se lancer vers un nouveau cap. 

Cependant, 30% des dirigeants interrogés en font une préoccupation quotidienne, 27% y pensent une fois par semaine, et 20% au moins une fois par mois. 

Jeroen De Wit, fondateir et CEO de Teamleader, met en garde contre le manque de recul qu'induit le rythme de travail soutenu des TPE/PME : 

"Il est nécessaire de disposer de suffisament de recul au regard des opérations quotidiennes afin de nous concentrer sur les priorités absolues"

 

➜ Une étape qui favorise la productivité

Certaines actions, telles que la numérisation de l'environnement de travail, sont pourtant bénéfiques au bon fonctionnement de l'entreprie, comme en attestent plus de la moitié des entrepreneurs français. Il convient alors d'instaurer les conditions favorables à la réflexion stratégique : identifier le moment propice peut être une solution. 

  • Pour 21% des entreprises, le matin est le moment privilégié pour réfléchir,
  • 57% des dirigeants réfléchissent à leurs projets futurs sur le trajet vers le travail,
  • 70% d'entre eux préfèrent planifier leurs prochaines actions dans leurs locaux. 

 

➜ Allier prudence, ambition et ouverture

Concevoir l'avenir de son entreprise semble être une question d'ambition et de génération. 

  • 54% des jeunes entrepreneux prévoient des recrutements, contre 40% des plus âgés, 
  • 95% d'entre eux demandent fréquemment conseil à des professionnels, contre 78% de leurs aînés,
  • 30% des jeunes dirigeants se lancent dans la numérisation de leur processus de travail, contre 22% des plus âgés. 

Par ailleurs, il apparaît que malgré leur confiance dans la réussite du changement, les entrepreneurs se fixent encore des objectifs assez modestes. Cette limite se rencontre plus souvent dans les entreprises comptabilisant 2 à 5 employés, qui ont, du fait de leur taille, moins de marge d'erreur que les entreprises plus grandes. 

Néanmois, lorsqu'elles ont une idée claire de leurs projets futurs, 73% des entreprises estiment qu'elles ont moins de mal à les amorcer. Il s'agit donc de prendre le temps de réfléchir à son développement. L'autre nécessité mal identifiée est celle de s'ouvrir aux conseillers professionnels : seulement 32% des entreprises y ont recours, la majorité d'entre elles préférant s'adresser aux confrères ou aux collègues de travail. 

"En tant qu'entrepreneur, vous pouvez apprendre beaucoup de personnes extérieures à votre entreprise", souligne Jeroen De Wit. 

 

 


SUIVEZ-NOUS !
LinkedIn
Facebook
YouTube
Twitter
Instagram