Mobilité professionnelle : 40 % des actifs pensent changer de poste dans les 2 ans à venir
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Mobilité professionnelle : 40 % des actifs pensent changer de poste dans les 2 ans à venir

Publié le 24/04/2018
Monster, un leader mondial de la mise en relation entre les personnes et les opportunités de carrière, dévoile les résultats de la seconde édition de son baromètre annuel conduit par l’Ifop et dédié à la mobilité professionnelle, qu’elle soit géographique, interne ou externe à l’entreprise.

➜ Rester en mouvement pour rester attractif : la mobilité externe en hausse sur un an

La mobilité professionnelle sous toutes ses formes est devenue une figure imposée. Elle est même un facteur d’employabilité pour certains lorsqu’elle est bien négociée. Plus qu'un simple changement d'entreprise ou géographique, la moitié de la population en êge de travailler (soit 52% et 38% chez les 18-24 ans) a connu au moins 3 métiers différents dans sa carrière, et plus d'une personne sur 10 a exercé au moins 5 métiers différents (soit 16ù des actifs et 6% chez les 18-34 ans). Mieux, un tiers des répondantsperçoit la mobilité comme une opportunité, l'occasion de se lancer de nouveaux défis (35%), tandis que 2 sur 5 (20%) pensent qu'elle est indispensable pour se rendre attractif sur le marché du travail.

Ainsi, au cours des cinq dernières années, 4 actifs sur 10 ont connu une mobilité dans le cadre de leur activité professionnelle (43 %), qu’elle soit interne (16 %), externe (12 %) ou géographique (15 %). C’est 5 points de plus que lors de la première édition du baromètre en 2017, où 38 % de la population active déclaraient avoir vécu une mobilité professionnelle. Chez les 18–24 ans, la mobilité externe (19 %) prend le pas sur la mobilité interne (9 %), ils sont davantage que leurs aînés à quitter leur employeur/activité pour chercher le poste qui leur conviendra mieux. Le niveau d’éducation joue un rôle déterminant dans les velléités et possibilités d’évolutions, les cadres et professions intellectuelles étant ainsi ceux qui ont le plus changé de poste sur l’année (61 %, soit 18 points de plus que la moyenne nationale). Parmi les personnes ayant fait l’expérience d’une mobilité, on note une répartition plutôt homogène entre celles qui ont vécu une mobilité interne (38 %), géographique (35 %) et externe (27 %). Toutefois, si la mobilité externe est en dernière position, le fait de changer d’entreprise est plus pratiqué que l’année dernière (+11 points) alors qu’on note un recul du changement de poste dans son entreprise (-18 points). La mobilité géographique reste plutôt stable (+3 points).

 

➜ Mobilité : un passage à l’acte encore difficile malgré des conséquences majoritairement positives

Force est de constater que le contexte politique est encore perçu comme peu ou pas favorable à la mobilité professionnelle par les Français (62 %), même si l’on constate un léger mieux par rapport à 2017 (66 %). La perception de la difficulté de changer d’entreprise reste importante (65 %), malgré une amélioration de 9 points par rapport à 2017 (74 %). Quand il s’agit de changer de métier (75 % en 2018 vs 79 % en 2017) ou de secteur d’activité (77 % en 2018 vs 80 % en 2017) malgré un léger mieux, il reste beaucoup de chemin à parcourir pour redonner confiance aux actifs en leur capacité à rebondir professionnellement. La mobilité est encore trop souvent associée à la notion de risque (45 %) avant de la percevoir comme une opportunité de relever des défis (35 %) ou la nécessité de s’adapter pour être attractif sur le marché du travail (20 %). Il n’y a pas d’effet d’âge particulier.

La moitié seulement de celles et ceux qui ont vécu une mobilité déclare avoir rencontré des difficultés dans les faits (51 %), et seulement 14 % ont rencontré de réelles difficultés. Au final, 3 actifs sur 5 en tirent un bilan positif (62 %), là où plus d’un quart souligne une expérience mitigée (27 %) et 11% une expérience complètement négative - A noter que les 18-24 ans sont plus nombreux que la moyenne à identifier des conséquences positives de la mobilité vécue (+8 points). Plus confiantes dans leur capacité d’adaptation, les populations qui ont davantage fait l’expérience d’une mobilité dans le passé sont plus nombreuses à l’envisager de nouveau. Les principaux freins au changement sont liés au confort ressenti dans son travail actuel (cité par 54 % des personnes n’envisageant pas de mobilité dans les deux ans à venir) et au manque d’opportunités identifiées (31 %). L’impact anticipé sur la vie personnelle est aussi un facteur notable d’hésitation pour 1 actif sur 4 (26 %). Dans cette logique, la reconversion serait motivée pour près d’un actif sur deux par un sentiment négatif de ras-le-bol lié à son travail actuel (46 %), plutôt que par une recherche d’épanouissement personnel comme l’envie de se lancer dans un nouveau défi (25 %), de devenir son propre patron (14 %) ou encore de réaliser son rêve d’enfant (11 %).

 

➜ Des motivations liées à une recherche d’une qualité de vie plutôt qu’à un épanouissement dans son travail

Les motifs qui poussent les salariés à se tourner vers de nouvelles options professionnelles restent liés à une recherche d’une plus meilleure qualité de vie. Parmi les actifs qui ont vécu ou envisagent une mobilité, le salaire est toujours le premier critère de décision (stable par rapport à 2017 : 59 %), devant le désir d’avoir un meilleur équilibre vie privée / vie professionnelle (48 % en 2018 vs 45 % en 2017) et le besoin de changer d’environnement de travail (47 % en 2018 vs 44 % en 2017). L’envie d’exercer un métier qui corresponde davantage à ses aspirations et le souhait d’acquérir de nouvelles compétences sont aussi deux leviers de motivation importants (cités par respectivement 35 % et 32 % d’actifs). Aussi, la mobilité géographique est perçue comme un moyen de répondre à ces motivations et non comme une fin en soi : une minorité seulement associe la mobilité professionnelle à l’envie de partir dans une autre région de France (25 %) ou à l’étranger (14 %).

➜ Des régions prisées qui traduisent un besoin de trouver un nouvel équilibre

Les régions les plus prisées pour un renouveau professionnel sont la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (40 % des sondés), la Nouvelle-Aquitaine (35 %) et la Bretagne (32 %), des régions qui proposent un environnement et un cadre de vie optimal pour allier carrière et vie privée. Malgré son dynamisme économique, l’Ile-de-France ne ressort qu’en sixième position et n’est perçue comme attractive que pour 1 salarié sur 10 (11%). « Cette deuxième édition du baromètre souligne que le chemin est long pour faire sauter les verrous qui dissuadent les actifs de passer à l’acte et de faire le choix de la mobilité. Alors que celle-ci commence à s’ancrer dans les mentalités comme un moyen de développer son employabilité, voire une nécessité, le manque d’opportunités identifiées ou l’impact anticipé sur la vie personnelle font douter les actifs. » Explique Gilles Cavallari, Président de Monster France.

« Pourtant, celles et ceux qui ont fait l’expérience de la mobilité ont un ressenti majoritairement positif, leur permettant pour certains d’avoir un meilleur équilibre vie privée / vie professionnelle, pour d’autres un métier qui correspond mieux à leurs aspirations. C’est notre mission chez Monster que de leur apporter les outils performants pour trouver l’offre qui leur correspondra le mieux et de les accompagner dans leur démarche de mobilité professionnelle. »

Étude menée par l’Ifop par questionnaire auto-administré en ligne du 20 au 22 mars 2018, auprès d’un échantillon de 1002 actifs de 18 ans et plus, dont 160 répondants de 18 à 29 ans.

 

Pour plus d'informations sur : www.monster.com

 


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