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Les pratiques et les attentes des cabinets de chasse de tête

Publié le 24/09/2018
Un quart des recrutements des cadres passe par les chasseurs de tête et cabinets de recrutement. Comment procèdent ces cabinets, quels critères orientent leurs choix ?

OasYs Consultants a interrogé 130 cabinets représentatifs.

 

➜ Des critères de sélection en évolution

Pour 98% des consultants interrogés, l'expérience métier et la personnalité restent les deux critères les plus importants pour leurs clients. 

Parmi les critères en hausse, on voit apparaître le critère de la mobilité géographique, en France et à l'International, qui devient indispensable pour 66% des consultants recruteurs. 

En baisse : la formation initiale et l'expérience secteur, même s'ils restent des critères essentiels pour les clients. Quant à l'expérience "digitale", elle entre dans le classement mais n'apparaît pas encore comme un critère déterminant : 37% jugent ce critère important. 

  

➜ Comment être repéré ? 

Les réseaux sociaux confirment leur rôle majeur : ils sont la source d’information privilégiée de 94% des chasseurs (90% en 2014 et 81% en 2011). Le recensement des candidats par publication d’annonces (web et presse écrite) continue à décroître (moins 10 points par rapport à 2014) ainsi que le sourcing via les associations d’anciens élèves (moins 25 points).

Malgré l’explosion d’Internet et des réseaux sociaux (essentiellement Linkedin), les consultants utilisent toujours les méthodes traditionnelles (le réseau relationnel) pour « sourcer » les candidats : 87% les utilisent systématiquement.

 

➜ Quels éléments clés pendant l'entretien ? 

Même si les candidats sont de mieux en mieux préparés aux entretiens, 44% des chasseurs estiment que les candidats savent insuffisamment mettre en avant leur valeur ajoutée, et 36% jugent que leur projet professionnel n’est pas clair.

64% des cabinets (contre 54% en 2007) ont recours aux tests et aux questionnaires, principalement pour évaluer la personnalité des candidats. La maitrise des langues étrangères n’est pratiquement plus testée, mais elle est fréquemment évaluée lors des entretiens en face-à-face.

Les références fournies par les candidats sont quasi-systématiquement vérifiées (87% des cas). 45% des consultants en recrutement mènent ces contrôles auprès de l’ancienne hiérarchie directe du candidat, suivant les références qu’il a lui-même données. Mais plus de 31% des consultants prennent des références qui ne sont pas uniquement données par le candidat : anciens N+1, anciens N-1, anciens fournisseurs ou clients…

En moyenne, les consultants vérifient quatre références par candidat.

« Ces éléments montrent que, malgré la reprise et la tension sur certains métiers, les cabinets comme leurs clients se montrent de plus en plus rigoureux dans les processus de sélection, commente Karine Lair, Directrice générale adjointe d’OasYs Consultants. Les candidats doivent en avoir conscience, et travailler notamment à mieux mettre en avant leur valeur ajoutée. C’est pour eux le moyen d’émerger, face à des recruteurs qui cherchent, avant tout, à limiter la prise de risque ».

 

Plus d'informations sur oasys.fr


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