Accueil > VIE PRO / VIE PERSO > BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL > Bien-être & santé > Les 3 clés du bien-être au bureau

Les 3 clés du bien-être au bureau

David Keller
|
Publié le 11/01/2018
C'est un enjeu majeur pour un nombre croissant d'entreprises, et le mouvement ne risque pas de faiblir. Pour la raison simple qu'ils s'agit d'une démarche "gagnant-gagnant" : qualité de vie au travail et degré de performance marchent d'un même pas.

L.4121-1. Derrière l'aridité de la formule, une réalité juridique française : cet article du Code du travail stipule l'obligation pour l'employeur de veiller à la santé de ses salariés. Et c'est une "obligation de résultat", a même précisé la Chambre sociale de la Cour de cassation en 2002. 

À vrai dire, ce qui ressemble à une contrainte peut en réalité être considéré comme une aubaine : le bien-être des salariés fait le bonheur de l'entreprise. En effet, les études démontrant les liens entre qualité de vie au travail (QVT) et performance tombent avec la régularité d'un entretien annuel. 

Selon les études, le stress coûterait de 3 à 5% du PIB et serait à l'origine de 50 à 60% des absences ! 

La bonne nouvelle est que ce qui relève de l'évidence pour la plupart des salariés convainc de plus en plus de dirigeants : une étude Malakoff-Mederic de 2017 indique qu'ils sont 75% à considérer que la QVT sera dans l'avenir un thème de préoccupation majeur des entreprises. 

Les solutions existent, les outils sont à disposition et les expériences d'actions réussies, de plus en plus réussies et variées, sont autant d'exemples dont on peut s'inspirer sans jamais en faire des modèles absolus car la règle d'or en la matière tient en un mot : adaptation. 

 

➜ Mesurer les attentes

S'adapter à l'environnement à disposition, à l'activité mais aussi et surtout au ressenti et aux manières de travailler des salariés. Toutes choses qui demandent une mesure et une évaluation. Les baromètres mesurant le degré de QVT ont chacun leur méthodologie. 

Certains d'entre eux sont très concrets, saucissonnant les domaines, quitte à les déconnecter artificiellement. D'autres tentent d'être au plus proche du ressenti des salariés; c'est par exemple le cas de la très sérieuse étude internationale Edenred-Ipsos qui concentre son étude sur les pôles "cadre de travail", "attention" et "émotion". 

C'est dire qu'on touche ici à de la matière humaine dont la complexité ne peut se résumer à quelques critères. Nous en avons pourant sélectionné 3 qui, en réalité, dépassent de loin le seul cadre de l'entreprise : la santé, le respect de la vie privée, l'espace et les outils de travail

 

➜ Le bon environnement

Nous restons environ huit heures par jour sur notre lieu de travail. La qualité de son environnement a donc un impact fort sur notre santé. Aujourd'hui de nombreux équipements permettent d'améliorer la qualité de l'air, de l'eau, l'ambiance acoustique, thermique, visuelle, l'ergonomie des outils et équipements...

En ce qui concerne l'hygiène de vie, ce n'est évidemment pas le rôle de l'entreprise que de la dicter à ses salariés. En revanche, elle se doit de garantir, a minima, un accès direct à une nourriture saine et des locaux irréprochables en termes de propreté et de salubrité

La possibilité de pratiquer une activité physique et la présence d'éléments naturels (tels que des intérieurs végétalisés) ont tendance à se développer au sein de grands groupes ou de PME qui mutualisent ce genre d'offres. 

 

➜ Un équilibre à préserver

L'équilibre entre vie privée et vie professionnelle se pose avec davantage d'acuité avec la généralisation des NTIC : le fameux droit à la déconnexion, sanctuarisé par l'article 55 de la Loi Travail de 2016, obtient des résultats médiocres.

C'est la source essentielle d'un phénomène néfaste et grandissant : le "blurring" (disparition des frontières vie privée / vie pro). Mais cet équilibre est aussi à trouver dans les aménagements en termes de mobilité et de transport ou d'emploi du temps, avec l'utilisation du télétravail notamment. 

Tout ce qui concourt à accroître son temps de vie privée "agréable" sans empiéter sur le temps de travail est bon pour le salarié comme pour l'entreprise. C'est le cas par exemple, de l'installation d'une crèche ou d'un pressing sur le lieu de travail. 

 

➜ Circulez ! 

L'espace de travail idéal offre des configurations qui varient selon le type de tâches à accomplir : un café pris debout devant une table comptoir pour un point rapide, un espace cosy pour une séance de coworking à deux, un espace protégé pour un travail qui demande de la concentration... Et surtout des espaces qui permettent la circulation et donc la rencontre car on n'est jamais plus heureux au travail que lorsqu'on est pleinement conscient d'œuvrer utilement à un objectif commun. 

Autre avantage de ce type de configuration : une mobilité encouragée, c'est moins de sédentarité et donc moins de pathologies

En 2010, un rapport a été remis à François Fillon, alors Premier ministre. Les trois auteurs qui comprenaient la directrice des ressources humaines de Danone, préconisaient des mesures tendant à améliorer et à étendre la QVT, parmi lesquelles la nécessité d'intégrer le facteur humain et la santé des salariés, en plus des résultats économiques, lors de l'évaluation des performances d'une entreprise par sa direction générale et son conseil d'administration.

Faisons le pari que tout va désormais être mis en œuvre pour que les 10 mesures de ce rapport adviennent. Car la DRH de Danone s'appelait alors Muriel Pénicaud; elle est aujourd'hui ministre du Travail. 


SUIVEZ-NOUS !
LinkedIn
Facebook
YouTube
Twitter
Instagram