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Grossesse et vie pro : mieux la vivre au bureau

Publié le 12/07/2016
Si travailler en étant enceinte est souvent difficile à vivre et à assumer, il est important d'avoir un environnement serein et propice, afin de conjuguer harmonieusement rondeur et labeur.

➜ Quand la grossesse au travail rime avec solitude...

Conjuguer grossesse et travail n'est pas toujours évident pour une femme active. Femme enceinte, vous avez des droits et des congés spécifiques dus à votre état de santé, à faire valoir. Au préalable, veillez à bien annoncer votre grossesse à votre employeur par oral et par écrit (lettre avec accusé de réception précisant la date présumée d'accouchement ainsi que la durée présumée d'absence) pour bénéficier du statut protecteur de la femme enceinte

Votre état de santé conditionne celle de votre futur enfant. Il est primordial d'appréhender sereinement votre environnement professionnel. 

Si vous faites partie des 95% de femmes non informées sur les risques liées à la grossesse, sachez qu'il existe des lois qui vous protègent. Pensez à consulter votre convention collective : certains prévoient des allégements d'horaires ou des temps de pauses supplémentaires. Si la salariée enceinte bénéficie d'autorisations d'absence pour effectuer les trois contrôles médicaux obligatoires (article L1225-16 du Code du travail), aucune n'existe cependant pour les cours de préparation à la naissance. Pour ménager votre santé, des aménagements du poste de travail sont possibles : horaires de travail, un poste allégé si celui-ci exige des efforts physiques, une limitation de déplacements professionnels et la possibilité de télétravail. 

Sachez qu'une salariée enceinte peut refuser d'effectuer certaines tâches lorsque ces travaux l'exposent à des risques incompatibles avec sa grossesse ou son état de santé. Pensez aussi à la longueur des trajets qui vous fatiguent et nuisent à votre santé psychique et mentale. Autre point essentiel mais pas toujours simple à éradiquer durant cette période : le stress.

 

➜ Quid du congé pathologique

Attribué en moyenne à 7 femmes sur 10, ce congé largement démocratisé dure 14 jours au maximum; il s'avère très utile en cas de complications ou lors d'une grossesse à risques. Il peut aussi se prolonger de 4 semaines après la naissance de l'enfant, si votre état le justifie (exemple : césarienne ou dépression post-partum).

Si vous hésitez à cesser le travail, consultez votre médecin, infirmière, gynécologue ou sage-femme qui vous aideront à planifier le moment d'arrêt définitif. Et surtout, ne culpabilisez pas, 25% des femmes s'arrêtent avant le troisième trimestre ! N'hésitez pas à vous écouter et à en parler avec un professionnel de la santé. Le bien-être va de pair avec le bien-naître.