Accueil > LES INDISPENSABLES > FORMATIONS > Formation > Assistant(e) : "Et si vous visiez l'excellence ?"

Assistant(e) : "Et si vous visiez l'excellence ?"

Elisabeth Duverney-Prêt
|
Publié le 31/01/2017
Interview de Anne-Lise Palvin, consultante-formatrice.

Des diplômes, des formations, de l'expérience... Oui, mais après ? Comment faire la différence aujourd'hui et devancer l'évolution de la fonction d'assistante ? L'organisme de formation Cegos a remanié en juillet dernier un module qui sort de l'ordinaire, intitulé "Spécial Assistant(e)s : les 5 clés de l'excellence professionnelle. 

 

Assistant(e) Plus : Pourquoi avoir décidé de créer une telle formation ? 

Anne-Lise Palvin : En 2012, nous avons choisi d'aider les assistantes à monter en puissance et à les rendre plus visibles. Nous nous sommes rendu compte que cela répondait à une réelle demande de leur part car une fois formées, qualifiées..., elles étaient nombreuses à vouloir trouver un moyen de s'épanouir un peu plus dans leur travail et à sortir du lot. 

Pour suivre l'évolution de leur demandes, nous avons remodelé cette formation en juillet dernier pour l'axer d'avantage sur le concret, sur la pratique. Les résultats sont formidables ! Les assistantes repartent gonflées à bloc, en ayant envie d'être plus présentes dans leur travail, plus actives... Finalement, en intégrant l'idée qu'elles ne sont pas "à disposition" - comme un objet - mais "disponibles pour", elles n'ont plus la même façon d'appréhender le travail.

 

A.P. : Vous incitez les assistant(e)s à se voir comme un partenaire, et non comme un subalterne. C'est l'avenir du métier selon vous ? 

A-L.P. : Absolument. Finalement, les assistantes vont être pour la plupart des co-managers, hormis dans les milieux très cadrés où les contraintes sont trop nombreuses. Elles doivent donc apprendre à agir pour que cette collaboration soit réussie. 

Cependant, à l'heure actuelle, elles sont encore trop nombreuses à ne pas croire en elles. Cela est sans doute dû au fait que leur fonction est depuis toujours très féminisée, c'est une fonction genrée, qui fonctionne beaucoup à l'affectif. Il faut donc changer d'état d'esprit pour se considérer comme une force de proposition et façonner soi-même son poste pour le faire évoluer.

 

A.P. : Et comment les aidez-vous dans cette évolution ? 

A-L.P. : Nous nous basons d'abord sur un système d'évalution personnelle, pour que les assistantes identifient la façon dont elles travaillent : visent-elles davantage le résultat, le service, la proximité, la communication... ? Ensuite, nous les aidons à trouver le bon équilibre car il est nécessaire de viser l'ensemble des attitudes pour être une interface active et attractive à la fois. Identifier les zones de développement possibles de leur mission donne un nouvel élan aux assistantes.

 

A.P. : Vous insistez aussi sur l'importance de savoir réagir face à une situation nouvelle...

A-L.P. : Oui, c'est un point clé qui fait la différence entre deux assistantes. Être flexible au changement est primordial. Pour ce faire, nous utilisons la grille EMOFF, une grille utilisée en marketing stratégique. En mettant à plat leurs forces et leurs faiblesses pour accomplir un plan d'action, nous arrivons à les faire monter très haut. Les retours que nous en avons quelques mois après la formation sont excellents ! 

 

A.P. : Vous avez par ailleurs décidé de donner des clés aux assistantes pour savoir saisir le profil de leur interlocuteur. Pourquoi ? 

A-L.P. : Il est important de savoir convaincre dans ce métier ! Et pour convaincre, il faut adapter ses arguments au profil de son manager, collaborateur, collègue... Grâce à des mises en situation et aux débriefings qui suivent, les assistantes acquièrent les bons outils de communication, et elles comprennent que convaincre nécessite de bien se préparer.


SUIVEZ-NOUS !