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Assistante médicale : un métier riche et passionnant

Publié le 25/01/2016
S’il est un métier d’assistanat exigeant et enrichissant, c’est bien celui-ci. Parfaitement adapté aux personnes en quête d’un emploi stable, il est idéal pour qui possède de bonnes capacités organisationnelles et relationnelles. Accessible avec ou sans le BAC, selon les organismes de formation, le métier offre de nombreux débouchés sur différents secteurs.

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Points clefs :

Niveau d'accès : bac ou équivalent (ou Seconde, BEP sanitaire et social...)

Salaire débutant : 1500 brut/mois (moyenne constatée)

Statut(s) : Statut fonctionnaire, salarié, auto-entrepreneur

Secteur(s) professionnel(s) : Fonction publique, privé : Santé, Social, Bien-être

 

Ecoles / Formations :

Des formations en un an :

- Ecoles de la Croix-Rouge en France (accessibles aux BAC, BEP, CAP, Brevet et expérience).
- Certains lycées publics et privés (un an + stage).
- Enseignement à distance : CNED, Educatel, Culture et Formation, Centre Européen de Formation etc.
- Autres : Maestris, l'AFPA, etc.

 

Où exercer ? 

Privé : 

- Cabinets médicaux généralistes,

- Cabinets spécialistees (gynécologie, radiologie, psychologie, etc.),

- Cliniques privées,

- Maisons de retraite,

- Laboratoires.

Public : 

- Etablissements publics d'hospitalisation,

- Organismes sociaux (ex : aide à l'enfance, CPAM, etc.),

 Maisons de retraite publiques.

 

Missions :

La secrétaire/assistante médicale est l’intermédiaire essentiel entre le patient et le médecin. Ainsi, elle applique son talent relationnel une grande partie du temps, que ce soit au téléphone pour une demande de rendez-vous ou au cabinet lors d’une consultation. Avec diplomatie, bienveillance et perspicacité, son rôle est de filtrer les demandes, orienter les personnes en cas d’urgence, accueillir en salle d’attente ou en service hospitalier.

Si l’aspect humain est au cœur de son métier, la secrétaire médicale présente également des qualités certaines en matière d’organisation, de rigueur et de réactivité.
Comptes-rendus de consultations, d’examens ou interventions médicales, mises à jour quotidiennes des dossiers, factures/comptabilité courante, préparation des matériels médicaux, transmission des informations, assistance médicale, etc. : qu’il soit pratiqué en interne ou en bureau externalisé, son champ d’action est large, adaptable aux besoins et aux procédures de son référent. 

 

Compétences : 

Une bonne connaissance de l’environnement médical et des règlementations est requise, surtout si l’assistante travaille aux côtés de spécialistes qui l’encourageront à user d’une terminologie médicale spécifique. Son organisation et ses comptes-rendus ne souffrent aucune approximation, une simple erreur pouvant engendrer de lourdes conséquences. Attentive et dotée d’un bon sens du relationnel, elle est également tenue au secret médical. Enfin, elle doit maîtriser les outils informatiques et bureautiques, omniprésents dans son activité. 

 

Formation :

S’il n’existe pas de diplôme d’État propre à la profession, de nombreux établissements et organismes indépendants proposent des formations spécifiques (durée moyenne d’un an). Les candidats peuvent choisir entre une école payante (entre 1500 et 3000 euros), une formation en alternance ou à distance.
A partir du niveau BAC de préférence, certains organismes s’ouvrent toutefois au niveau BEP, CAP, Brevet. Afin d’opérer un choix pertinent, il est en outre plus sage d’opter pour une entité agréée par l’Education Nationale, apte à assister le candidat durant la re- cherche d’un stage professionnel jusqu’à l’examen.
Des formations continues sont parfois proposées par les établissements pour une remise à niveau en matière de bureautique, pour se former aux logiciels spécifiques, ou encore pour mieux connaître le fonctionnement de l’hôpital. 

 

Evolution :

Dans la fonction publique hospitalière, deux concours sont ouverts aux bacheliers : secrétaire médicale et adjoint des cadres hospitaliers. Avec la possibilité d’évoluer comme attaché par concours interne.
Dans la fonction publique territoriale, la spécialité secteur sanitaire et social du concours de rédacteur (niveau bac) conduit à des postes de secrétaire médico-sociale. La fonction de technicien de l’information médicale, préparée dans le cadre de diplômes d’université, est une évolution possible. Elle consiste à gérer l’information médicale d’un établissement de santé.  

 

« Il existerait près de 50 000 secrétaires médicales en France, dont un tiers exerçant dans le secteur public hospitalier. Le métier s’implante également dans les établissements sociaux. Par ailleurs, le développement des cabinets de groupe et des centrales de secrétariat téléphonique participe aujourd’hui à l’évolution de la profession. » 


 


Anne-Marie GELLON, Chargée de communication au CNED (Centre National d'Enseignement à Distance)

Experte

« La souplesse de l'enseignement à distance est un véritable atout »

 

Assistante Plus : Quelles sont les évolutions offertes par le diplôme de Secrétaire médi- cal(e) et médico-social(e) proposé par le CNED ?

Ce diplôme - seul organisme public d’enseignement à distance à délivrer ce titre certifié et reconnu par l’Etat - ouvre plusieurs portes. Les personnes ont le choix d’accéder directement à un emploi dans une structure privée ou publique du secteur médical ou médico-social, ou de préparer le concours d’entrée dans la fonction publique hospitalière. Dans le cadre d’une poursuite d’études, les titulaires de ce titre peuvent également préparer le concours de catégorie B de la fonction publique hospitalière (assistant médico-administratif) ou celui d’entrée dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI).

 

Quelles sont les différentes modalités de formation ?

Notre formation pour adulte s’étend sur une année complète, soit 850 heures de formation et comporte huit semaines de stages obliga- toires, sauf si le candidat travaille déjà dans une structure médicale/socio-médicale. En fonction de ses objectifs, on peut choisir de suivre la formation sans passer l’examen (qualification professionnelle), de passer l’ensemble des épreuves lors d’une même session ou encore de s’inscrire à certains domaines de compétences, pour compléter une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).

 

Quel est le profil des candidats ?

Des femmes, en majorité, entre 20 à 45 ans. Beaucoup choisissent cette formation dans le cadre d’une évolution professionnelle, voire une reconversion. Environ 600 femmes sont candidates chaque année. Il est en effet possible d’y accéder sans le BAC, à partir du niveau Seconde ou d’un diplôme de niveau V du secteur tertiaire ou sanitaire et social. La souplesse de l’enseignement à distance est donc un véritable atout pour les candidats au concours.

 

Qu’observez-vous en termes de réussite au diplôme et de débouchés ?

Les candidats sont 97% à réussir l’examen et 74% à entrer en activité après la formation (baromètre 2012-CNED). D’autres choisiront de préparer le concours d’assistant médico-administratif (AMA) ou tout autre concours de catégorie B. Les diplômés sont également quelques-uns à exercer à titre libéral, mais c’est plus ponctuel à mon sens. 

 

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