Accueil > VIE PRO / VIE PERSO > VIE PROFESSIONNELLE > Actualités > Assistanat : une nouvelle réalité, de nouvelles exigences

Assistanat : une nouvelle réalité, de nouvelles exigences

David Keller
|
Publié le 26/02/2019
Externalisation, robotisation, NTIC, nouvelles organisations du travail et nouvelles méthodes managériales sont à l'origine d'un bouleversement des missions de l'assistant(e) qui trouve son expression dans un nouveau BTS.

"Tout ce qui peut être externalisé est externalisé, tout ce qui peut être automatisé est automatisé, tout ce qui peut désormais être fait par les cadres via des logiciels intégrés l'est aussi". Monique Jany, ancienne présidente de la FFMAS, résume bien la situation. Que reste-t-il aux assistant(e)s ? 

"Le meilleur !", pourrait-on se réjouir. Oui, à condition d'être agile, de s'adapter au changement, de savoir se repositionner en fonction de ces nouvelles exigences. Et ce n'est pas une mince affaire puisque ce qu'on demande aux assistant(e)s nouvelle génération, dans cette prime à la tâche à la plus forte valeur ajoutée, c'est d'être à la fois polyvalent(e) et spécialiste. Une sorte de couteau suisse comprenant une option facetteuse à diamant ou french manucure. 

Et concernant la polyvalence, Sophie Nouvel, l'actuelle présidente de la FFMAS, d'enfoncer le clou : "On ne demande plus une polyvalence touche-à-tout mais une polyvalence bien plus poussée qui relève, par exemple, de la gestion de projet ou de la rédaction d'actes juridiques. L'assistante, aujourd'hui, doit être le bras droit du manager, notamment dans les PME"

Une autre façon de le dire : l'assistante n'est plus un rouage du back office, elle en est le gestionnaire. Mais puisque c'est décidement sur un champ de plus en plus vaste qu'elle intervient, en plus du back, il y a le front office, avec une interaction toujours plus directe et toujours plus fréquente avec les acteurs extérieurs à l'entreprise : débloquer la situation problématique d'un client (ce qui implique une connaissance de son vécu avec l'entreprise), discuter du service d'un prestataire, quand ce n'est pas le choisir, y compris pour des services externalisés...
Comme elle l'a été dans les années 80 ou 90 au moment de l'informatisation des entreprises, l'assistante doit pouvoir accompagner - si ce n'est porter, le changement. Dans le domaine du numérique, bien sûr, mais aussi, par le dialogue, dans les nouvelles méthodes de management, le collaboratif en tête pour aider les managers dont certains sont en souffrance sur ces sujets. Pas une mince affaire, donc. 

C'est cette réalité qui a été prise en compte par la création d'un nouveau BTS qui se veut raccord avec les exigences du poste dans les 10 ans à venir. Ce BTS Support à l'Action Managériale qui remplace le BTS Assistant de Manager (dernière session en juin 2019), comprend 3 blocs de compétences : gestion de projet, optimisation des processus administratifs et ressources humaines. 
A l'intérieur de chacun de ces blocs, c'est le développement de la curiosité qui a été privilégié, l'ouverture d'esprit, l'appétence pour l'innovation. La FFMAS qui a participé à l'élaboration du nouveau cursus, le dit d'une seule voix, ancienne et actuelle présidentes à l'unisson : "Plutôt que de la technicité pour de la technicité, on aimerait que cela apprenne et donne envie aux élèves de saisir toutes les opportunités qu'offre l'entreprise pour s'enrichir personnellement et enrichir l'entreprise en retour". Un beau programme. 


SUIVEZ-NOUS !
LinkedIn
Facebook
YouTube
Twitter
Instagram